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Bandeau Rocket League

Rocket League : "easy to learn, hard to master"

28 novembre 2017

Les développeurs américains Psyonix ont fait un galop d’essai en sortant un jeu au nom barbare : Supersonic Acrobatic Rocket-Powered Battle-Cars. Manquant de visibilité, ce dernier fait un flop, mais l’idée de base est là, utiliser des voitures survitaminées pour jouer au foot. Alors après avoir revu leur copie, les petits gars de Psyonix nous sortent Rocket League. Malins, ils prennent soin de le mettre à disposition aux joueurs PS4 en juillet 2015 gratuitement via le PlayStation Plus.
Rocket League


Bushnell footballistique

Du bouche-à-oreille et plusieurs millions de copies vendues plus tard, Rocket League s’est imposé comme un must-have dans de nombreux domaines du jeu vidéo, de la soirée entre amis où on va boire un shooter à chaque fois qu’on se mange un but, aux compétitons d’eSport les plus prestigieuses.

Les règles de Rocket League sont assez simples, on choisit le nombre de joueurs qu’on veut affronter, d’un simple 1v1 à l’incompréhensible et délirant 4v4, et on arrive sur le terrain avec sa petite voiture, qui dispose d’un système de double saut et d’une jauge “nitro” rechargeable via des dalles lumineuses au sol. L’objectif ? Noyer l’adversaire dans ses larmes en mettant le plus de buts possible dans ses cages avec une balle qui a plus la physique d’un ballon de plage qu’autre chose. Pour les plus excités d’entre vous (ou les plus tacticiens), pas de problème, si vous foncez dans vos adversaires à vitesse suffisante, vous pouvez les éclater en mille morceaux.

Rocket League 2

Le fondateur d’Atari et papa de Pong, Nolan Bushnell, a dit un jour : “Les meilleurs jeux sont ceux qui sont faciles à appréhender mais difficile à maîtriser.” Rocket League a su incarner ce précepte.

Les premières parties, on ne comprend ni ce qu’on fait, ni ce qu’il se passe sur le terrain, et nos buts sont en général autant dû à la chance qu’à des adversaires pas franchement meilleurs que nous. Mais le plaisir est là, et vous allez vite secouer le bras de votre voisin pour faire une autre partie, puis une autre, et encore une autre…
 
Si le joueur débutant arrive à assimiler les techniques de base et s’amuser assez vite, les experts mettront un certain temps à affûter leurs techniques, celles-ci demandant un sang-froid et un sens de l’anticipation aigu. En effet, il faudra user de précision dans chaque action aérienne, gérer l’emplacement de sa voiture et la trajectoire, en s’aidant du boost de nitro, des actions qu’on voit plus souvent dans les élo supérieures des parties classées.
 

My sexy car

Les joueurs aiment avoir un avatar en jeu unique, et Psyonix l’a bien compris en offrant un panel de customisation esthétique presque sans limites. Du châssis de la voiture, en passant par les cornes qu’on peut équiper sur le toit, des peintures flashy animées, ou non, et une quantité astronomique de couleurs de boosts et d’antennes diverses et variées qu’on loote en fin de chaque match, vous n’aurez jamais la même bagnole que le voisin. Et c’est tant mieux parce que vous avez de très mauvais goûts.

Rocket League

Précision pour les plus pointilleux, on ressent la différence de poids entre certaines voitures, rien d’insurmontable, mais à mon sens, la maniabilité d’une Octane n’aura rien à voir avec celle du van que je soupçonne inspiré de celui de Scooby-Doo. Je vous laisse seuls juges.

Pendant longtemps, Psyonix ne s’est autorisé qu’une seule source de revenus hormis la vente du jeu à proprement parler, les véhicules “exotiques”. En général inspirés de la pop-culture ou d’évènements en rapport avec le jeu, ils sont à un prix assez bas, 2€, et offre un accès à une ou deux voitures. Purement esthétique ça aussi, vous pouvez très bien vous en passer, ou vous permettre de vous faire un petit plaisir de temps en temps !

Succombant à la mode, Rocket League s’est mis à vous accorder de manière aléatoire en fin de match des caisses de cosmétiques allant des roues aux châssis exclusifs de différentes qualités, caisses que vous pouvez ouvrir avec des clés, ces dernières s’achetant au prix d’1.49€ l’unité.
 

Une voiture qui met des coups de pied, vraiment ?

On sait que vous n’êtes pas forcément tous fans de l’aspect compétitif, mais que vous préférez plutôt jouer dans des modes plus absurdes les uns que les autres. Vous n’êtes peut être pas fans non plus du modèle “jeu-en-kit” où il faut sortir la carte bancaire pour avoir le dernier mode de jeu tendance.

Psyonix l’a bien compris et agrémente son jeu régulièrement de nouvelles fonctionnalités gratuites. Un terrain de basket, une balle en forme de palet de hockey et une arène où vous devez ouvrir des brèches dans le sol pour faire apparaître les buts. Vous l’aurez compris, on frise parfois le délirant, la palme revenant au Mode Rumble, où vous disposerez toutes les dix secondes d’un Power Up à la Mario Kart allant d’un tir laser qui bloque vos adversaires pied au plancher à une sorte de poing à ressort qui envoie valdinguer la balle de l’autre côté du terrain. Tranquille.

Rocket League Tout est normal.

 

Le compétitif, l’autre monde

Donc, après avoir épluché le mode classique, les arcades les modes farfelus et les saisons contre l’IA, vous voilà prêts à perdre de nombreuses heures supplémentaires de votre vie dans le mode compétitif de Rocket League. Du 1v1 au 3v3, vous commencez par faire vos dix parties de placement pour déterminer votre rang, puis vous affrontez des joueurs de votre niveau pour monter ou descendre en grade.

Pour le dire simplement, le système de rang est très bien balancé, et c’est cette sensation de victoire méritée ou de défaite sur le fil (Attention, on est pas à l’abri d’une taule hein) qui vous maintiendra dans cet esprit addictif.C’est ce qui aura raison de vous, le fameux “Je peux pas partir sur une défaite / Je suis sur une série de victoire là !” Les mots-clés performance et régularité vous permettront de rejoindre le haut du classement, et côtoyer les meilleurs.
 

eSport pour tous !


Quand on pense aux meilleurs joueurs, on pense à l’eSport. Et c’est parce que tout le monde comprend facilement Rocket League que l’eSport qui en découle en est agréable à regarder pour tous. En effet, pas de compétences spéciales ou de tactique nécessitant un combo de touches compliqué. Non, on apprécie voir des joueurs marquer des buts en général de manière spectaculaire en acquiesçant lentement parce qu’on sait comment il s’y est pris (même si on est incapable de faire pareil)

Alors, que ce soit pour les Rocket League Championships Series à niveau mondial, les compétitions régionales et locales ou bien notre Glory Rocket Cup sur G4G (avec Guilian au micro !), l’eSport sur ce jeu a su se développer pour devenir incontournable avec des cashprizes de plus en plus fous et des rassemblements de plus en plus suivis, que ce soit dans des salles prestigieuses où bien encore sur Twitch.


Simple, efficace, facilement abordable mais pas aisément domptable, Rocket League a su conquérir le coeur des joueurs aussi bien occasionnels que plus assidus. Mises à jour régulières, contenu très majoritairement gratuit, les gamers ne se sont pas trompés sur le potentiel fun / compétitif du titre de Psyonix. Et vous savez quoi ? Ca me va très bien. Parce que j’adore ce jeu.

Par LoranaeA