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PUBG, le jeu de l'impossible.

22 septembre 2017



PUBG. Que ce soit parce que vous y jouez, parce que vous l’avez testé ou simplement parce que vous suivez les actualités du monde du jeu-vidéo, vous en avez forcément entendu parler.

Les initiales d’un jeu qui a redéfini un genre, et dépassé des limites qu’on pensait infranchissables sur Twitch et plus encore, dans la sacro-sainte cour de Gabe Newell, sur Steam. En effet, avec 1 348 374 joueurs connectés en simultané, il détrône Dota 2 qui avait établi le record en mars 2016 avec un peu moins d’un million trois cent mille joueurs.

Alors, après toutes ces news à droite à gauche, je me suis dit qu’il était donc temps de se pencher sur PlayerUnknown’s Battlegrounds, l’histoire d’un jeu sans précédent.


 

Montre moi ta batée, je te dirai qui tu es.


Les époques se suivent et ne se ressemblent pas. La mode des jeux de survie pure et dure est passée, celle des simulations et des space opéra également. Maintenant, l’heure est venue pour le Battle Royale. H1Z1 avait amené le genre avec son mode King of the Kill, et le papa de PUBG Brendan Greene en sait quelque chose, puisqu’il a été consultant sur le projet.

Mais ca ne lui a sans doute pas suffi. Le développeur Bluehole l’approcha donc et lui demanda de plancher sur un nouveau battle royale. En découla en mars 2017 l’accès anticipé de PlayerUnknown’s Battlegrounds.

Le concept de ce dernier est simple : une centaine de joueurs largués sur une grande île remplie d’armes et de véhicules dans un seul but, être le dernier en vie (LE TOP 1 OU RIEN). Une brume électrique mortelle réduit petit à petit la zone de jeu, ce qui offre un double effet Kiss-Cool : Éviter que les joueurs ne se cherchent sur la gigantesque carte de 64km² pendant une décennie, et obliger les amateurs de camping et autres buveurs de thé chez mamie à se battre pour leur survie.

Avec PUBG, on va à l’essentiel. Pas de lore recherché, pas de fonctionnalités compliquées, ou de système de craft. On lance la partie, seul ou avec ses amis, et on se parachute sur l’île tout en priant pour que le système aléatoire de loot nous ait posé de bonnes armes/équipements dans la maison qu’on aperçoit en contrebas.


  La batée, le pare-balles ultime.
 

Sauter, looter, mourir, recommencer.


Et c’est peut être cela qui plait tant. Aucune partie ne se ressemble, et le fait que le jeu soit encore en accès anticipé offre pléthore (ca veut dire un max) de situations bizarres. Entre les motos folles, les voitures sauteuses et le fait que j’ai dû attendre dix minutes que mon mate RikiMartine vienne me décoincer d’une pauvre porte en bois qui s’était refermée sur moi, on a rarement le temps de s’ennuyer.

D’autant que même si les morts sont fréquentes, le matchmaking réglé aux petits oignons vous ramène très vite sur le champ de bataille. Presque aucune rage ne m’a traversé sur mes vingt heures de jeu, je vous l’assure. Le frisson, l’excitation, et cette envie irrépressible de vouloir faire mieux que la partie d’avant (TOP 1 OU RIEN) aura raison de nombreuses heures de votre existence. C’est garanti.

Puis, comment décrire cette sensation enivrante de voir que l’on est dans les dix derniers en vie… L’impression que chaque arbuste cache un ennemi surarmé, ce largage d’équipement tellement tentant au loin, assurance d’un gunfight endiablé. Quand on voit un adversaire cavaler dans la lande, c’est toujours un dilemme : l’engager et révéler sa position, attendre un peu pour s’occuper des traînards ? Qu’on se le dise, le skill joue dans PUBG, mais la stratégie également.


Résultat : en six mois, la communauté du jeu a explosé, le titre s’étant vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Les développeurs, malins, teasent régulièrement le contenu à venir, comme la nouvelle carte désertique, la brume en jeu, les nouvelles armes et physiques de déplacement, pour entretenir l’engouement autour de leur poule aux oeufs d’or, et donner envie à plus de joueurs de rejoindre le mouvement.   La batée, le pare-balles ultime.
 

Bye bye LoL.

League of Legends et autres Dota 2 ont trouvé leur maître sur Twitch. PUBG affole les compteurs avec 131 845 spectateurs, contre respectivement 70 711 et 21 542 pour les autres ce soir.

Il faut dire qu’il y en a pour tous les goûts. Les fous de la gâchette adoreront voir un streameur décharger son flingue contre tout ce qui bouge tandis que les amateurs d’un jeu plus chargé en adrénaline-tactique s'orienteront vers des diffusions de joueurs plus portés sur la stratégie. Qu’on soit adepte de fun, ou de pétage de plombs, les morts comiques plus étranges les unes que les autres sauront vous combler au possible. Et pas seulement.



En effet, PUBG s’est même offert une entrée dans le monde de l’eSport à l’occasion de la Gamescom. Avec l’aide de l’ESL, le PUBG Invitational a été mis en place. 80 joueurs invités, 350 000$ de prize pool, et au final, plus de 400 000 viewers pour la compétition. Le mode spectateur, particulièrement bien pensé, montre une envie des développeurs de Bluehole d’ouvrir le genre du Battle Royale et PUBG en particulier, à l’eSport. Et c’est tant mieux ! Quelques points sont encore à revoir dans l’organisation des tournois, ce nouveau type d’affrontements en LAN demandant une préparation un peu plus conséquente qu’un 5v5 sur Counter Strike, mais on peut croire en l’avenir sur ce point !


Pour conclure, PlayerUnknown’s Battlegrounds a su dépasser le simple effet de mode pour devenir le modèle d’un nouveau genre de jeu à part entière. Entre un concept de base simple, un développement soutenu, et une communauté réactive grandissante, ne lui manquait que l’eSport pour s’assurer une longévité bien méritée. et c’est maintenant chose faite. Sur ce, je vous laisse, j’ai du noob à chasser avec ma batée.

Vous pouvez suivre les folles aventures de LoranaeA et de sa batée sur twitch et sur twitter.
 

Par LoranaeA